Comme d’habitude, le week-end de Pâques était prévu pluvieux. Je n’avais donc pas prévu d’installations pour manger dehors, ni de grillades.
Samedi, le départ pour la promenade était prévu à 11h et c’est bien à l’heure qu’arrivent Josette et Eric avec Chipie, puis Virginie avec Kendo, Nicole et Denis avec Lola et
Diana puis Ludo et Téquila. Au départ, un bon bout de route pour rejoindre le bois de Lahage, car les bords de champs que j’emprunte habituellement sont tous semés de neuf. Un long temps donc où
nous tendons l’oreille car il manque un bruit habituel qui n’arrive pas. Ah ! si. Ca y est : « Hê ! Hê ! ». Tout le monde croit qu’il faut partir au galop. Mais non.
C’est juste Virginie qui n’a trouvé que ce moyen pour empêcher Kendo de brouter l’herbe tendre. C’est efficace (dit-elle…). Heu… Levez le doigt ceux qui ont trouvé que c’était efficace… Car
Kendo, en bon Mérens, s’en met une bonne lampée, puis redémarre. Si. C’est vrai. Le procédé est efficace : avant, Virginie poussait son « hê ! hê ! » tous les trois pas.
Maintenant, c’est tous les 20 pas !Nous arrivons au bois de Lahage où nos montures peuvent enfin trotter , puis sur un chemin, après la forêt, piquer un bon galop.
Nous arrivons au lac de l’Espérès où Eric et Bambi nous attendent avec apéros, café…et une croustade faite maison par une connaissance à eux.(Remettons un peu
d’ordre dans la mémoire du poisson rouge : la croustade sortait des sacoches de Denis et Nicole)Bon. Pas vraiment une réussite la croustade : la pâte y est, mais les
pommes ? Le soleil n’est pas franchement au rendez-vous, mais la pluie non plus, donc tout va bien. Virginie m’indique un endroit que je n’avais pas repéré pour pique-niquer et qui est bien
sympa. Sauf que, pour le retour, Virginie, forte de ses trouvailles, va jouer à Iznogoud et essayer sans cesse d’être le vizir à la place du vizir ! De la queue du peloton, elle criera
« à droite », « à gauche », « tout droit »… et dirigera la rando de main de maître. Alors, vous pensez bien, le pauvre Denis, qui n’aime n’avoir qu’un maître et un
seul, il est complètement perdu : « Virginie, tu as l’air de mieux savoir où on est que Chantal », « Chantal, tu le connais ce chemin ? », « Chantal, t’as pas
l’air sûre de toi là », « Bon, ben, on fait plutôt confiance à Virginie ? »…Tout ça parce que j’ai hésité à un croisement. Non mais je vous jure !!!
Attends, Virginie, je vais te coincer, moi. Parce qu’à un moment, il faudra bien retourner à Pébées et quitter les chemins vers Rieutort. Et par des chemins que tu ne connais sûrement pas.
Alors ? C’EST QUI LE VIZIR ???
Je récupère donc la direction des évènements, mais un chemin s’est bien embroussaillé et le vacher du coin a mis des clôtures partout en travers du chemin, ce qui nous oblige à mettre pied à
terre, passer sous les fils… et monter à pied un rampaillou qui obligera Josette à ventoliner. Bon. Nous sortons de cet embrouillamini et rentrons à la maison. Quelques gouttes de pluie nous
menacent et nous nous regardons tous les uns les autres : personne n’a pris le moindre imper. Alors, le nuage, dépité, se détourne et décide d’aller arroser quelqu’un
d’autre. Nous rentrons tranquillement à la maison, distribution des paddocks, des chambres, organisation de la salle à manger, préparation du menu et nous voyons arriver Isoline et Sabine sur
Kanelle et Satine, puis Patrick en voiture, Flavio et sa saucisse (je parle du chien !). Un long apéro, le partage de la bonne chère. Un peu plus tard, arriveront les Raffin. Hé les
Raffinou, vous n’avez pas vu qu’on avait changé l’heure il y a deux semaines ?( là il manque Marie B) Patrick nous prépare l’omelette pascale. Bon
d’habitude il cuisine plutôt bien mais là… Beurk ! C’est pas une omelette au rhum, c’est du rhum à l’omelette. Il n’y a que lui pour assurer que si, c’est très bon.
Le lendemain, tout le monde se lève à son rythme, chacun avec sa gueule de circonstance : enfarinée, joviale, les yeux dans le vague, les cheveux en pétard…il y en a pour tous les goûts.
Nous partons à peu près à l’heure, direction le stade de foot de Monblanc. De bons chemins, de bons temps de trot et de galop. Il fait beau, les chevaux ne posent pas de problème. A midi nous
attendent Eric, Marie2 et Philippe. Donc, re-apéro, café, canelés maison (dévorés par Ludo qui, non content d’en manger 4 quand nous en mangeons un seul, n’hésite pas à nous arracher des mains le
malheureux canelé que nous arrivons à prendre dans la boîte), biscuits faits maison aussi, carambars…toute la panoplie du parfait cavalier randonneur à l’étape !. Une bonne averse à la place
du pousse-café, puis ça se calme. Pour le départ, Josette cède Chipounette à Philippe et Nicole prête Lola à Marie2 (finie la tranquillité !). A peine partis depuis 5 minutes, nous entendons
la complainte de l’amant délaissé : « Mais où donc est ma mie ? Trop loin de moi et point ne l’aperçois. Mon fier destrier d’une gueuse ne veut point s’accommoder et moi de
mon amour suis si éloigné… » C’est Philippe, qui pleure ainsi car Chipie, toujours en tête ne veut pas condescendre à ralentir pour se mettre à la hauteur de Lola qui, elle se trouve très
bien en queue !
Pratiquement tout le retour se fait sur des bandes enherbées propices à de bons galops. Au passage d’une bande enherbée à l’autre, un léger fossé. Kendo rentre dedans comme si de rien n’était,
mais les antérieurs au fond du fossé lui mettent le rebord du fossé à hauteur des naseaux. La tentation est trop grande et il ne résiste pas à l’appel de l’herbe à engloutir. Il se plante là
brutalement, bien décidé à tondre consciencieusement le rebord du fossé. Et tous les « Hê !hê ! » de Virginie n’y pourront rien.
Le soir, Domi et Jean-Marc nous rejoignent, Marie1 aussi.(et bah non, elle était là la veille) C’est le grand soir de l’agneau pascal. Ludo a apporté un gigot
et je décongèle moi aussi une partie de gigot pour compléter. Ludo part soigner ses brebis, non sans donner des consignes strictes : pas d’herbes, TRES PEU d’ail, du sel, du poivre. C’EST
TOUT ! Mais c’est sans compter sans la malice de Marie2, qui nous sort : « Et le gigot au foin, vous connaissez ? » Et vas-y qu’elle nous raconte la recette, nous
met l’eau à la bouche. Oui, mais Ludo, qu’est-ce qu’il va dire ? La gourmandise et la curiosité l’emportent et nous décidons de faire le gigot au foin, la peur au ventre de la réaction de
Ludo quand il verra ce que l’on a fait de son beau gigot, qui va cuire pendant près de 2 heures ! A mesure que le temps de son retour approche, on n’est pas franchement décontractées. Marie2
trouve la parade à sa colère éventuelle : « oui, mais là Ludo, il n’y a pas un brin d’ail ! ».
Et notre Ludo arrive,, on n’en mène pas large. On lui annonce avec moult précautions le sacrilège et il s’écrie : « Ah oui. J’adore ça moi le gigot au foin ». Ouf ! la
pression retombe, la joie de vivre reprend le dessus, la bonne humeur éclate. C’est Pâques, les gars ! C’est la joie !!!
Le gigot sera délicieux, se disputant les suffrages avec la jolie tortue en pain remplie de canapés, que Ludo a aussi apportée,(encore raté, la tortue s’était la
veille aussi !). Mon pâté de Pâques berrichon aura moins de succès et l’omelette pascale sera confiée à Marie2 qui la réussira parfaitement.
Le lendemain, troisième jour, nous partons à 11h pétantes, pour nous arrêter à peine une heure après pour le pique-nique chez Marie1. Comme Happy a l’air de vouloir brouter l’herbe
tranquillement, je fais un essai de lui mettre des entraves. Il n’en a rien à br….. Patrick nous rejoint pour manger, puis nous rentrons tranquillement, accompagnés de Marie1, chacun nous
abandonnant au fil du retour et je finis par me retrouver seule avec Ludo, qui lui aussi charge Téquila et rejoint son sweet home.
La pluie nous a toujours épargnés et le week-end se termine sans problème, dans la bonne humeur et la joie d’avoir passé 3 jours tranquilles à cheval, d’avoir baffré 2 soirs de suite avec
gourmandise et d’avoir tcharré 72h non stop ou presque !
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